Insémination Artificielle

En quoi consiste-t'elle?

Il s'agit de l'injection dans l'utérus d'un échantillon séminal préparé à cet effet à un moment proche à l'ovulation.

Types d'insémination

Insémination artificielle conjugale (IAC): Insémination artificielle avec échantillon du partenaire.
Insémination artificielle de donneur (IAD): Il s'agit de la même technique mais avec un échantillon provenant d'un donneur.

Dans quel cas est-il conseillé la réalisation de l’IAC?

La cause de stérilité de chaque couple doit être traitée de forme individuelle, mais en général les principales causes pour lesquelles sont réalisées les IAC sont:

  1. Stérilité de cause inconnue.

  2. Légères altérations du séminogramme. Grâce à la préparation de l'échantillon dans le laboratoire, un nombre suffisant de spermatozoïdes avec une bonne mobilité est obtenu.

  3. Echecs d'autres traitements en cas de stérilité masculine ou féminine, encore et toujours lorsque la femme dispose d'au moins une trompe perméable (non bouchée).

 

Dans quel cas est-il conseillé la réalisation de l’IAD?

  1. Femme sans partenaire masculin

  2. Absence de spermatozoïdes au cours de l'éjaculation qui ne peut pas être résolue avec d'autres techniques

  3. Hommes porteurs de maladies héréditaires spécifiques qui peuvent être transmises à sa descendance.

En quoi consiste l'insémination artificielle?

Pour l’IAC comme pour l’IAD, le premier pas consiste en la réalisation d'une stimulation de l'ovulationpour augmenter les possibilités de succès du traitement. La médication est injectable mais peut être administrée par la propre patiente de manière très simple.
Le traitement dure habituellement entre cinq et douze jours durant lesquels la patiente réalisera entre un à quatre contrôles médicaux sous forme d'analyses hormonales et d'échographies, et ceci jusqu'à ce que l'ovaire soit préparé pour l'ovulation. À ce moment précis l’ovulation est provoquée de manière à ce que la sortie de l'ovule de l’ovaire coïncide avec le jour où sera réalisée l'insémination.

Dans le cas de l’IAC, lors du jour de l'insémination, le partenaire obtient un échantillon séminal qui sera préparé par le laboratoire d'andrologie afin de sélectionner les meilleurs spermatozoïdes, en général ceux qui disposent de la plus grande mobilité et d'une morphologie normale.

Quand l'échantillon provenant du partenaire (IAC) ou bien d'un donneur (IAD) est préparé, l'insémination proprement dite est réalisée: le spéculum vaginal est installé (de même que pour une révision gynécologique), une petite canule est introduite jusqu'à l'intérieur de l'utérus et l'échantillon séminal est injecté à travers de cette dernière. La technique n'est pas douloureuse et ne requiert pas de repos postérieur.

 

Effets secondaires et risques

Au cours des premières heures suivantes à l'insémination, la patiente peut ressentir de légères gênes abdominales et peut noter l'apparition d'une discrète sécrétion vaginale, occasionnellement teinte de sang. L'apparition de ces complications est exceptionnelle dans notre centre grâce auxrègles adoptées quant à la stimulation ovarienne.
Le développement du syndrome d'hyperstimulation ovarienne (rétention importante de liquides généralement au niveau de l'abdomen), secondaire à la stimulation de l'ovulation est un fait rare.
Le risque de grossesse multiple est inférieur à 10%.

Possibilités de réussite

IAC: Bien que les possibilités de parvenir à une grossesse sont plus faibles que celles de la FIV, les IAC nous permettent de d'obtenir des grossesses chez beaucoup de couples sans recourir à d'autres techniques de reproduction assistée plus coûteuses et beaucoup plus complexes. Cependant, si la grossesse n'est pas atteinte suite à trois ou quatre IAC, nous conseillons de changer de traitement en passant à des cycles de FIV, car les possibilités de réussite diminuent à partir de la quatrième IAC.

IAD: Le taux de grossesse est supérieur à celui de l’IAC car la femme qui reçoit l'échantillon séminal n'a en principe pas de problème de fertilité. En général nous conseillons la réalisation d’un maximum de six IAD avant de proposer un changement de traitement.